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4 décembre 2019

Lettre aux enseignants : intox !

Alors que dans une lettre aux enseignants le ministre de l’Éducation nationale essaie de leur vendre le projet de réforme des retraites, le SNUipp-FSU rétablit quelques vérités.

A la veille d’un mouvement historique de grève, le ministre de l’Éducation nationale s’adresse à tous les professeurs des écoles pour les convaincre que le système présenté dans le rapport Delevoye serait un progrès pour les fonctionnaires. Ils ont pourtant très bien compris que ce nouveau système de retraite à points aurait pour conséquence une baisse significative de leur pension. Le SNUipp rétablit quelques vérités.

Un euro cotisé apporterait les mêmes droits : le ministre oublie qu’une telle règle reviendrait sur les droits solidaires, ces droits qui permettent de compenser les aléas de la vie personnelle et professionnelle (droits pour enfants, maladie, chômage, invalidité, handicap, réversion…)

La valeur du point ne pourra pas baisser : cela ne garantira en rien ni le niveau des pensions ni le pouvoir d’achat. Le pouvoir d’achat des retraité-es ne dépend pas que de la valeur du point mais aussi des mécanismes de revalorisation des pensions qui ne sont pas arrêtés.

Un minimum de pension à 1 000 € par mois pour une carrière complète : cette condition de carrière va exclure nombre de personnes aux carrières interrompues ou avec des temps partiels… et 1000 € c’est juste au-dessus du seuil de pauvreté, une allocation plutôt qu’un droit à une pension décente.

Les fonctionnaires cotiseront sur toutes leur rémunération : les enseignant-es du 1er degré perçoivent en moyenne 8% d’indemnités. Cotiser sur l’ensemble des rémunérations, traitement et indemnités n’aura quasiment aucun impact pour eux. Les enseignant-es du 1er degré, dont le salaire est de plus inférieur à la moyenne de celui des enseignant-es des pays de l’OCDE, demandent une véritable revalorisation salariale.

La reconnaissance de métiers pénibles sera étendue à la fonction publique : elle existe déjà, ce sont les catégories actives, dont les enseignant-es des écoles sont exclu-es. Plus de 30% des enseignant-es du 1er degré font le choix de partir à la retraite avec une décote en raison de conditions de travail dégradées.

La revalorisation salariale permettra de garantir un même niveau de retraite pour les enseignants que pour des corps équivalents de la fonction publique : le gouvernement est-il vraiment prêt à mettre les 10 milliards par an annoncés par le président Macron sur la table, maintenant ?

Pour le SNUipp-FSU, la pédagogie épistolaire du locataire de la rue de Grenelle n’y changera rien. Les enseignantes et les enseignants des écoles sont massivement mobilisés pour réclamer l’abandon d’un projet de réforme qui les pénaliserait tout particulièrement et pour exiger les pensions correctes auxquelles ils ont droit.

 

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