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26 novembre 2015

Entrevue du 18 novembre avec l’IEN de Brioude

Le 18 novembre le SNUipp a rencontré Mr Faure inspecteur de la circonscription de Brioude. Compte rendu :

- Les capacités de remplacement sur la circonscription

Des problèmes de remplacement ont déjà été constatés dans plusieurs écoles de la circonscription. L’IEN assure que peu de remplacements n’ont pas été assurés sans donner de chiffres. Il dit que 4 entrants dans le département sur 6 ont été affectés sur la circonscription et qu’un poste de TR FC a été transformé en TR pour la circonscription. Il souligne que son rôle est de mettre des enseignants devant des classes, que le travail d’affectation des TR se fait au jour le jour, que seuls les congés maternité peuvent être anticipés. Il reconnaît que souvent il doit faire appel à des TR d’autres circonscriptions et n’apporte pas de réponse quand on lui demande comment il fera quand ce ne sera plus possible lors des périodes d’épidémies saisonnières. Celles-ci n’ont pas encore commencé mais déjà des classes se retrouvent sans remplaçant, parfois même plusieures classes sur une même école.

- La convention signée entre le rectorat et l’association des maires

Nous rappelons que le SNUipp est opposé au principe de la contractualisation qui est une entorse au caractère national de notre service public d’éducation. En instaurant un comité de pilotage et un « dialogue de gestion » IA/élus, cette convention renforce encore le rôle des maires dans la gestion de la carte scolaire. Son adoption nous mène vers une territorialisation qui ne nous parait évidemment pas souhaitable. En outre, cela vide de leur sens des instances réglementaires qui assurent la représentation des personnels comme le CTSD. Au regard de l’évolution des effectifs, stopper l’hémorragie de postes n’est pas suffisant. La Haute Loire a perdu des postes depuis des années sans qu’il y ait forcémment baisse de la population scolaire. Pour rappel : entre la rentrée 2009 et la rentrée 2012 la Haute Loire a perdu 41 postes pour une baisse d’effectif de 41 élèves sur l’ensemble de la période (rentrées 2009, 2010,2011,2012). Ce sont donc des créations de postes que nous attendons, pour reconstituer les RASED, renforcer les brigades de remplacement et de formation continue, abaisser les seuils (notament dans les grosses écoles), permettre l’accueil des moins de 4 ans dans les classes rurales (problèmes des dérogations dans les classes uniques et des enfants qui peuvent être laissés à la porte de l’école). Nous craignons que cette convention ne constitue une forme de chantage aux fermetures de postes pour pousser les maires à opérer des regroupements quel que soit l’avis de la communauté éducative. Nous rappelons l’importance de la prise en compte des décisions des conseils d’écoles.

L’IEN ne souhaite pas commenter le fond du texte et rappelle que son rôle est de s’occuper de sa mise en œuvre, qu’il travaille en lien avec les équipes enseignantes et les élus. Il dit que la convention est un « moyen de porter ce que l’Ecole doit garantir pour nos équipes », qu’il observe des territoires fragilisés et qu’il sera à l’écoute des équipes lors d’éventuels projets de RPI. Il nous dit que le maillage territorial des écoles est une compétence partagée et que les décisionnaires sont fixés par la loi, que ce n’est pas de son ressort. Il dit qu’il n’y a pas pour l’instant, à son niveau, de discussions engagées avec les mairies sur des RPI mais qu’au niveau départemental la réflexion enclenchée précédemment se poursuit.

- Le projet de regroupement des écoles de Brioude et de fermeture du groupe scolaire Jean Pradier

L’IEN dit qu’il accompagne le dossier et il assure qu’en cas de regroupement, il n’y aurait pas moins de moyens pour les écoles. Il parle du même nombre d’ETP. Lorsqu’on lui soumet la réalité mathématique qui résulte de la simple application des seuils de fermeture en cas de regroupement, il n’apporte pas vraiment de réponse. Pourtant le regroupement des écoles se traduirait inévitablement par la fermeture d’au moins 2 classes. L’inspecteur d’académie le reconnaissait implicitement lorsqu’il évoquait dans le presse le 2 novembre dernier une augmentation du nombre d’élèves par classe. L’IEN n’apporte pas de réponse sur le nombre de classes. Il dit que les travaux et les aménagements qui vont être faits vont offrir des moyens pédagogiques nouveaux et modernes aux équipes enseignantes. Quand on lui dit que cela est possible sans regrouper les écoles, il n’apporte pas de réponse claire. Pour lui, regrouper permettrait des meilleures décharges de direction et il assure que cela ne nuirait en rien à la proximité avec les familles. 300 élèves sur le site de J Ferry/Victor Hugo dans le cas d’un seul groupe élémentaire ne semble pas être un problème. L’IEN n’a pas non plus répondu à nos craintes quant à une « fuite » d’une partie des élèves de Jean Pradier vers l’école privée, qui resterait la seule du centre ville. Il dit que le regroupement renforcerait l’attractivité des écoles publiques sous couvert de modernité mais élude les questions pratiques (proximité, transport...).

- L’accès des scolaires à la nouvelle piscine de Brioude

L’IEN note que les problèmes de tarifs et d’accès de la piscine de Brioude ne relèvent pas de sa compétence et qu’il n’a pas de remontée des équipes à ce niveau là. Il dit que si des écoles rencontrent des problèmes, il faut rapidement lui les faire remonter.

- Problèmes de violence dans les écoles et implication de l’inspecteur auprès des collègues et équipes concernés. Protection des enseignants Nous constatons que depuis la rentrée plusieurs écoles connaissent des situations difficile et nous demandons à l’inspecteur comment il envisage son rôle dans ces situations pour protéger les collègues. L’IEN assure qu’il a une mission de protection fonctionnelle des enseignants et qu’il faut l’informer très vite de problèmes éventuels.

- L’accompagnement des jeunes collègues (T1, T2, stagiaires)

L’IEN indique que c’est la priorité de son équipe, qu’il a le renfort d’autres conseillers pédagogiques des autres circonscriptions et qu’ils sont dans une dynamique de formation. Quand on lui parle de certains T1 qui sont dans des situations de postes difficiles et qu’il y a eu des affectations tardives ou modifiées durant l’été, il assure être attentif.

- Prise en compte des moins de 3 ans dans les effectifs des écoles qui n’ont pas souhaité établir de projet d’accueil spécifique

Un passage de la note de service n°1 concernant la comptabilisation des enfants de 2 ans nous avait interpellé, car il y était fait une distinction entre les écoles ayant ou non établi un projet d’accueil des moins de 3 ans. Mr Faure nous dit qu’aucun projet d’accueil n’avait été validé sur la circonscription avant son arrivée. Il explique que le projet peut permettre aux enfants de 2 ans inscrits mais non présents le jour de la rentrée de compter dans les effectifs recensés ce jour là. Nous rappelons que l’établissement d’un tel projet ne peut se faire que sur la base du volontariat et ne devrait pas avoir d’incidence sur les mesures de carte scolaire.

- charge administrative des directeurs

Le SNUipp a lancé une campagne nationale « maintenant on simplifie nous-même » pour dénoncer le non-respect de l’engagement de la ministre de simplifier les tâches administratives des directeurs. Les conseils des maîtres sont invités à envoyer une motion à l’IEN pour soutenir les directeurs qui ne renverront plus les documents inutiles : ce qui est déjà connu de l’administration, ce qui relève du contrôle et tout ce qu’ils jugent non nécessaire au bon fonctionnement de l’école.

 

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